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INTERVENTIONS - Lina Puig

Lina PUIG

Intervention du 16 juin 07

Au Séminaire de Jacques Puget

Hôpital La Colombière

Service du Dr. François Hemmi

Montpellier

 

Le père, la fille et l’Oedipe.

 

Le don du phallus paternel, au cœur de l’Oedipe féminin, c’est le fil que nous allons suivre pour avancer dans la compréhension des issues de la féminité.

 

Nous partirons de ce dont Freud rend compte, dans ses quatre articles parus entre 1923 et 1932, concernant la sexualité féminine : il repère les étapes qu’il incombe à l’être féminin de « franchir pour accomplir son achèvement symbolique » selon l’expression de Lacan dans La relation d’objet (p. 96).


Nous suivrons les développements de Lacan, dans son quatrième Séminaire, La relation d’objet (1).


«Si [la fille] n’a pas renoncé…au phallus paternel, conçu comme objet de don, elle ne peut rien concevoir, subjectivement parlant, qu’elle reçoive d’autres, c’est à dire d’un autre homme.


Dans la mesure où elle est exclue de la première institution du don  et de la loi dans le rapport direct du don d’amour, elle ne peut vivre cette situation qu’en se sentant réduite purement et simplement à l’état d’objet » (p.144).


Il s’agit là d’un des avatars de l’Oedipe féminin, et il dépend de ce qui s’est passé pour la fille, dans la relation père – fille  que Lacan réfère à la problématique du don.


Nous nous appuierons sur la clinique freudienne relue par Lacan, avec les cas de La jeune homosexuelle (2) et  de Dora (3).

 Nous avancerons dans la théorisation lacanienne, en prenant appui sur l’élaboration de Colette Soler dans son livre Ce que Lacan disait des femmes (4).


Nous conclurons provisoirement sur le parcours spécifique qui conduit la fille sur les voies de passage vers la féminité.


 

Les étapes freudiennes vers l’assomption de la féminité.

 

En 1923, dans  l’article L’organisation génitale infantile (5), Freud établit le principe du primat du phallus pour le garçon et pour la fille, donnant son nom au stade phallique.


L’attribut phallique, l’avoir ou pas, est l’élément différentiel primordial : ne pas l’avoir équivaut à être châtré.


En 1925, dans Quelques conséquences psychologiques de la différence anatomique entre les sexes (6), Freud s’interroge sur le processus du complexe d’Œdipe chez la fille :

 

Au début, la mère est le 1er objet, aussi bien  pour le garçon que  pour la fille ; pour cette dernière, il s’agit de  « préhistoire de la relation d’Œdipe » (p.126).


La phase suivante, la phase phallique, est distincte : là où le garçon garde la mère comme objet d’amour, la fille doit changer d’objet.


Freud cherche à établir les faits qui amènent « la petite fille à renoncer à [la mère] et à prendre pour cela le père comme objet» (p.126).


Il  repère quelques faits éclairants :

 

« C’est une lourde conséquence qui échoit à la petite fille. Elle remarque le grand pénis bien visible d’un frère ou d’un camarade de jeu, le reconnaît tout de suite comme la réplique supérieure de son propre petit organe caché et dès lors elle est victime de l’envie du pénis » (p 126).


Quand le garçon, devant le sexe de la petite fille, ne veut d’abord rien voir ou bien atténue sa perception par un déni, avant de croire à la réalité de la menace de castration, la fille, elle, a compris :


« D’emblée elle a jugé et décidé. Elle a vu cela, sait qu’elle ne l’a pas et veut l’avoir » (p.127). C’est la version féminine du complexe de castration. Il introduit  le complexe d’Œdipe,  pour la fille.


Une des conséquences de l’envie du pénis est le renoncement à la mère qui se manifeste par un relâchement de la relation tendre à l’objet maternel.


Freud note que « c’est presque toujours la mère qui est rendue responsable du manque de pénis, cette mère qui a lancé l’enfant dans la vie avec un équipement aussi insuffisant …


Un autre enfant qui semble mieux aimé par la mère…fournit une motivation pour dénouer le lien à la mère » (p.128/129).


Freud conclut que c’est ce passage par la reconnaissance de la différence anatomique entre les sexes qui peut mettre la petite fille « sur de nouvelles voies qui conduisent au développement de la féminité » (p.130). L’impasse liée au refus de cette reconnaissance est celle de la masculinité, via la revendication phallique.


Quelles sont les «  nouvelles voies » que Freud présente comme issues de  cette reconnaissance assumée ? 


« La libido de la petite fille glisse maintenant le long de ce qu’on ne peut appeler que l’équation symbolique pénis = enfant, jusque dans une nouvelle position. Elle renonce au désir du pénis pour le remplacer par le désir d’un enfant et, dans ce dessein, elle prend le père comme objet d’amour. La mère devient objet de sa jalousie ; la petite fille tourne en femme » (p.130).


Il y a donc une série de renoncements :


D’abord le renoncement à la mère, sous l’effet du désir du pénis.


Ensuite le renoncement au désir du pénis, pour lui substituer le désir d’un enfant.


La conséquence du désir d’un enfant, c’est que la fille est amenée à prendre le père comme objet d’amour.


Lacan, lecteur de Freud, résume ainsi ce point de la théorisation freudienne : l’orientation normale du sujet  [féminin] c’est de désirer un enfant du père (Séminaire IV, p.105).


Finalement, le lien au père, elle doit aussi y renoncer plus tard, l’abandonner pour cause de naufrage, de déception.


L’impasse, dans ce processus, correspond à un refus de la fille d’abandonner ce lien au père qui « peut céder devant une identification au père, par laquelle la fille revient au complexe de masculinité auquel elle se fixe éventuellement », nous dit Freud (p.130).

 

La fille s’identifie  au père, ce qui équivaut à une régression au narcissisme, comme le souligne Lacan.

 

En 1931, dans l’article « Sur la sexualité féminine » (7), il revient sur la phase pré-oedipienne de la femme, c’est- à-dire la relation primaire à la mère, pour en réévaluer les effets, l’importance déterminante et le poids dont hérite la relation au père.


En 1932, dans la conférence  intitulée « La Féminité » (8), après avoir repris les étapes de l’évolution  de la sexualité féminine, il aborde la question de l’identification de la femme à sa mère (p.176).


Cette identification se fait en deux phases :


Dans la période pré- oedipienne « ce qui domine c’est l’attachement tendre à la mère, la tendance à prendre celle- ci comme modèle», avant la déception et l’abandon de l’objet d’amour.


La période oedipienne se caractérise par « le désir de voir la mère disparaître afin de la remplacer auprès du père ».


De ces deux phases, c’est la première qui « exerce sur l’avenir de la femme la plus grande influence ».

 

C’est à cette étape que les « qualités » féminines peuvent être acquises. « En s’identifiant à sa mère, [la fille] en arrive à devenir un objet d’attrait pour l’homme, car la fixation oedipienne de ce dernier se développe jusqu’à devenir un état amoureux » (p.176).


Cependant Freud reconnaît que se produit « bien souvent » un ratage dans la relation d’amour et que « c’est le fils qui obtient ce que l’époux n’avait pu réussir à conquérir ».

 

La théorisation et l’éclairage lacaniens :

 


Revenons au moment où la fillette désire un enfant du père.


Dans le Séminaire IV, La relation d’objet (1)  Lacan situe cette apparition du désir d’un enfant du père, dans la logique de l’évolution symbolique de la fille :

 

« l’enfant du père apparaît à un moment de l’évolution comme objet imaginaire, substitut de ce phallus manquant…à un moment où il est nécessaire à symboliser quelque événement …venue tardive d’un frère ou d’une sœur…maternité et possession d’un enfant »(p.99).


La problématique du don :


Cette évolution symbolique, Lacan la réfère à la problématique du don (Séminaire IV, p.123/124).

 

D’une manière générale, pour la fille comme pour le garçon, « le fantasme du phallus, au niveau génital, prend sa valeur à l’intérieur de la symbolique du don ».


Mais pour chacun des sexes, le phallus n’a pas la même valeur, selon qu’il s’agit  de l’enfant mâle « qui possède réellement le phallus » ou de l’enfant femelle « qui ne le possède pas ».


Pour le garçon :


«  A la fin du complexe d’Œdipe, au moment où il réalise sur un certain plan la symbolique du don, il faut qu’il fasse don de ce qu’il a ». C’est donc en tant qu’il l’a, qu’il entre dans la symbolique du don et sort du complexe d’Œdipe.


Pour la fille :


« C’est en tant qu’elle ne possède pas le phallus qu’elle est introduite dans la symbolique du don » et qu’elle entre dans le complexe d’Œdipe.


« Ce qu’elle n’a pas, elle a à le trouver dans le complexe d’Œdipe ».


La symbolique du don lui permet de faire fonctionner des équivalents du phallus, des substituts : « le pénis que [la fille] désire, c’est l’enfant qu’elle attend de recevoir du père » (p.124).

 

Frustration, castration, privation.


La question du don d’objet articule trois registres distincts : La frustration, la castration, la privation.


L’objet de la frustration, nous dit Lacan, c’est moins l’objet, que l’amour de qui peut vous faire ce don.  Le don…fait s’évanouir l’objet en tant qu’objet (p.101).  


C’est la signification qui passe au premier plan !


L’objet change de signification selon que la demande est exaucée ou pas, mais la demande exaucée ou non, se projette aussitôt sur autre chose :


Ou bien sur l’articulation de la chaîne symbolique des dons,


Ou bien sur le registre fermé et inextinguible qui s’appelle le narcissisme.


La frustration a à voir avec la demande non exaucée ; cependant « il n’y a frustration que si le sujet entre dans la revendication, pour autant que l’objet est tenu pour  exigible de droit. L’objet entre…dans l’aire narcissique des  appartenances du sujet » (p.101).


Narcissisme « indéboulonnable » !


La frustration qui débouche soit dans le registre symbolique de la castration, soit dans le registre symbolique de la privation, est instaurée dans la loi (p.99).


C’est une condition nécessaire à l’établissement de cet ordre symbolisé du réel où le sujet saura [admettre l’existence] de certaines privations  permanentes (p.101).

 

Deux cas de la clinique freudienne relus par Lacan, dans le Séminaire IV (1) : La jeune homosexuelle et  Dora.


Pour la fille, que se passe-t-il quand la frustration n’est pas instaurée dans la loi ?


Lacan reprend le cas clinique freudien sur l’homosexualité féminine « pour ce qu’elle a pu révéler des étapes du cheminement de la femme, comme des arrêts qui peuvent marquer son destin » (p.96).

 

Il définit l’homosexualité féminine comme l’orientation de la question [du sujet] vers son propre sexe (p.105).


A partir du  cas de la jeune homosexuelle, il montre que la frustration est restée frustration, référée à l’imaginaire, dans un cheminement oedipien « arrêté » dans sa trajectoire.


Il  rappelle les articulations essentielles rapportées par Freud :


Dans son enfance, elle a pu appréhender, à propos de l’aîné de ses frères, la différence qui faisait d’elle quelqu’un qui n’avait pas l’objet phallique (p.104).


Vers treize ou quatorze ans, elle pouponne un petit garçon des amis des parents…dans l’orientation de la vocation féminine, celle de la maternité (p.104).


Lorsqu’elle a quinze ans, au moment où le sujet était engagé dans la voie d’une prise de possession de l’enfant imaginaire…sa mère a réellement un autre enfant du père.


Voilà le point clé (p.105).


Le don paternel d’un enfant à la mère produit chez la fille un profond ressentiment à l’égard du père et  « un retournement de l’orientation sexuelle du sujet » (p.106).

 

Elle se détourne du petit garçon qu’elle pouponnait et son choix objectal se porte sur les femmes, substituts maternels.


Plus tard, quand elle a dix-huit ans, elle entretient avec une dame une relation passionnée  que sa famille et son père en particulier, réprouvent. Le conflit avec le père ira jusqu’à la  tentative de suicide de la jeune fille. C’est à ce moment-là que Freud est consulté…


Revenons au renversement de la position  subjective (p. 109/110) :


Première orientation sexuelle du sujet :


Vers quinze ans, la jeune fille materne le petit garçon du couple d’amis et s’en satisfait « comme d’un enfant qui lui était donné par le père ».


Lacan conclut que « l’objet était déjà institué sur le plan symbolique et non plus dans l’imaginaire ».


Il insiste sur l’importance de cette étape, indice de l’institution du père fondamental.


«Si cela la soutenait dans le rapport entre femmes, c’est qu’était déjà instituée pour elle la présence paternelle comme telle, le père par excellence, le père fondamental, le père que sera toujours pour elle toute espèce d’homme qui lui donnera un enfant ».(p.110).


Cette orientation permet  le relais du don paternel via un autre homme. Mais ceci est contingent.


Renversement de l’orientation :


Dans le cas de la jeune homosexuelle, ce qui cause le renversement de sa position c’est l’entrée en scène de l’enfant réel donné à la mère par le père ; ceci « la ramène au plan de la frustration ».


C’est dire que le phallus paternel marqué par sa valeur de don, revient sur la scène ; elle n’y a pas renoncé.


A partir du cas de Dora (fragment d ‘une analyse d’hystérie), Lacan éclaire un autre aspect de cette position : l’état d’objet.


« si [la fille] n’a pas renoncé …au phallus paternel , conçu comme objet de don, elle ne peut rien concevoir, subjectivement parlant, qu’elle reçoive d’autres, c’est à dire d’un autre homme…Elle ne peut vivre cette situation qu’en se sentant réduite…à l’état d’objet » (p.144).


Telle est la position subjective de Dora, entre son père et Mme K., dans un second temps.


Il y a quelque chose d’insupportable pour elle, dans la déclaration d’amour que lui fait  Mr. K. et  où il lui avoue que sa femme n’est rien pour lui.


Car pour Dora « si Mr. K. ne s’intéresse qu’à elle, c’est que son père ne s’intéresse qu’à Mme. K., et dès lors elle ne peut plus le tolérer » (p.143).


Elle a compris qu’elle était exclue du circuit entre son père et Mme. K., où jusqu’à présent elle considérait « qu’elle recevait, même par l’intermédiaire d’une autre, l’amour de son père ». Elle se sent réduite à l’état d’objet.


A partir de ce moment- là, l’amour de son père, puisqu’ il lui est refusé totalement, elle le revendique exclusivement (p.144).


Pour Dora, l’objet est exigible ; sa demande est  inextinguible.


Impasse….


« Les femmes freudiennes » et « les femmes lacaniennes ».



La théorisation et l’éclairage lacaniens du Séminaire IV (1956/57), ont repris les coordonnées freudiennes de la féminité, relues en fonction de la distinction des registres imaginaire, symbolique et réel. Lacan, à la suite de Freud, affirme le phallocentrisme de l’inconscient.

 

C’est la première étape des développements de Lacan  sur la féminité, qui se poursuivent en 1958 avec les textes des Ecrits,  « La signification du phallus » et « Propos directifs pour un congrès sur la sexualité féminine ».

 

Dans son livre « Ce que Lacan disait des femmes » (4), Colette Soler, situe le Lacan freudien de cette période, en ces termes : Il « maintient une définition de l’être féminin qui passe par la médiation obligée de l’autre sexe » (p.33).


Cependant, là où Freud propose comme repère, le binaire « l’avoir ou pas »  concernant  le pénis, pour rendre compte de la différence des sexes, Lacan en rend compte à partir de l’écart qu’il  introduit entre pénis et phallus.


Le pénis dans sa valeur de signifiant, devient le phallus signifiant du manque, qui, je cite C. Soler, « se prête à représenter outre la différence sexuelle, le manque à être que le langage génère pour tout sujet… » (p.33).

 

Le binaire lacanien s’énonce « avoir ou être le phallus », convertissant « le manque phallique de la femme …en un bénéfice d’être le phallus, soit ce qui manque à l’autre » (p.33).


Cette formulation ne contredit pas cependant  la théorie de Freud ; elle y reconduit, du fait que, je cite « c’est toujours pour un autre, jamais en soi, que l’on peut être le phallus, ce qui nous ramène à son partenariat avec l’homme ».


C. Soler aborde la deuxième étape des élaborations de Lacan, « où viennent les thèses manifestement  plus novatrices des années 1972- 73 avec L’ Etourdit et le Séminaire Encore ».


 Le phallocentrisme de l’inconscient n’y est pas remis en cause, mais l’Œdipe y est réduit « à la seule logique de la castration [qui] ne règle pas tout le champ de la jouissance… » (p.32). L’Œdipe freudien obéit à la logique ensembliste du tout (p.19).


Si la logique de la castration règle la jouissance phallique, au- delà de l’Œdipe c’est une autre logique, non ensembliste, qui règle la jouissance non phallique.


« Lacan reformule la différence des sexes à la fois par l’opposition de deux logiques, celle du tout phallique pour les hommes et du pas tout phallique pour les femmes, et de deux types de jouissance, l’une phallique et l’autre dite supplémentaire » (p.19).


Freud avait conclu que « la différence qui réside dans cette part du développement sexuel de l’homme et de la femme est une conséquence naturelle de la différenciation des organes génitaux et de la situation psychique qui s’y rattache ; elle correspond à la différence entre castration accomplie et menace de castration» (Différence anatomique entre les sexes p.130).


Lacan conclut que là où l’homme est « tout » dans la fonction phallique, la femme n’y est « pas toute ». Elle y est soumise, mais pas toute.


Pour « la femme », l’autre jouissance s’ajoute à la jouissance phallique ; elle n’est pas exclusive, elle est supplémentaire.


Cela nécessitera un autre développement…

 

Pour conclure provisoirement, je reviendrai sur la position  freudienne et lacanienne.


Pour Freud, la voie qui conduit à la féminité et au choix d’un partenaire, correspond au concept lacanien  d’« assomption » de la castration (cf. C. Soler).   


Il y a d’abord le renoncement à la mère de la période pré- oedipienne qui conditionne le passage à la période oedipienne de l’attachement au père, héritier du premier attachement.


Il y a ensuite le renoncement au phallus paternel, conçu comme objet de don, qui conditionne le passage à la féminité et à son avenir dans un lien phallique à un partenaire, héritier du lien au père.


Dans son article de 1931 sur la sexualité féminine, il remarque que « le mari devait hériter du lien au père et il hérite en réalité de la relation à la mère …Dans le mariage émerge du refoulement ce qui était à l’origine ».


Même lorsque le sujet féminin a évité les impasses de ce qu’il nomme « complexe de masculinité »  d’une part, renoncement à la sexualité en général d’autre part, pour suivre la troisième direction « qui débouche dans l’attitude féminine normale », Freud se demande au terme de son parcours clinique et théorique, que veut la femme ?


En interrogeant la part « pas toute » dans la fonction phallique, de « la femme » , et la jouissance « supplémentaire » qui y est corrélée, Lacan relance la question freudienne, au- delà de l’ Œdipe.


Références :

 

(1)   Lacan J., Séminaire IV « La relation d’objet », Seuil, 1994

(2)   Freud S., « Sur la psychogenèse d’un cas d’homosexualité féminine »

                          Névrose Psychose et Perversion, PUF, 1981

(3)   Freud S., « Fragment d’une analyse d’hystérie (Dora) »

                          Cinq Psychanalyses, PUF, 1954

(4)   Soler C., « Ce que Lacan disait des femmes »

                     Editions du Champ Lacanien, 2003

(5)   Freud S., « L’organisation génitale infantile »

                           La Vie Sexuelle, PUF, 1970

                   (6)   Freud S., « Quelques conséquences psychologiques de la différence anatomique entre les sexes »

                           La Vie Sexuelle, PUF, 1970

(7)   Freud S., « Sur la sexualité féminine »

                           La vie sexuelle, PUF, 1970

(8)   Freud S.,  « La féminité »

                     Nouvelles conférences sur la Psychanalyse, Idées/ Gallimard, 1975

 



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